Cas pratique : d'une infiltration entre deux logements au rapport final
Un cas fictif complet, commenté étape par étape : deux logements, méthodes, constatations, conclusion, limites et préconisations.

Ce cas est entièrement fictif. Il sert uniquement à montrer comment organiser un dossier comportant deux logements et plusieurs étapes d'investigation.
Le scénario : après plusieurs épisodes de pluie, des traces réapparaissent au-dessus de la baie vitrée du séjour de l'appartement 3B. La terrasse de l'appartement 4B se trouve à l'aplomb de cette zone.
1. Demande initiale
Infiltrations signalées au-dessus de la baie vitrée du séjour lors de fortes précipitations.
Pourquoi cette phrase fonctionne : elle décrit le problème signalé sans annoncer encore son origine.
2. Appartement 3B — lieu touché
Le rapport consigne :
- traces de coulée au-dessus du châssis ;
- dégradation localisée de la peinture ;
- parquet légèrement déformé à proximité ;
- aucune arrivée d'eau active observée au moment du passage.
Le dernier point est utile : l'absence d'eau pendant la visite ne contredit pas nécessairement un phénomène intermittent lié à la pluie.
Ce qu'il faut retenir : le rapport documente l'état au moment de la visite et distingue ce qui est observé de ce qui est rapporté par l'occupant.
3. Appartement 4B — origine présumée
La terrasse supérieure présente plusieurs éléments à vérifier :
- joint inférieur du châssis dégradé ;
- défaut de fermeture ;
- évacuations partiellement obstruées ;
- raccord du seuil présentant une ouverture visible.
Aucun de ces défauts ne doit être présenté isolément comme la preuve absolue de l'origine.
Le rapport les documente d'abord comme des constatations.
4. Essai ciblé
Essai d'arrosage progressif sur la partie basse du châssis et son raccord au seuil. Après plusieurs minutes, une reprise d'humidité est observée dans la zone précédemment identifiée au niveau inférieur.
Ce passage est utile parce qu'il précise :
- la zone testée ;
- la méthode ;
- le résultat ;
- le lien avec la zone touchée.
5. Conclusion
Les constatations relevées dans les deux logements, associées au résultat de l'essai d'arrosage, orientent principalement vers un défaut d'étanchéité au niveau du châssis et de son raccord au seuil dans l'appartement 4B.
La conclusion ne contient pas de nouveau fait. Elle assemble les éléments déjà présents dans le rapport.
Elle reste également proportionnée : « orientent principalement vers » décrit un faisceau d'indices fort sans prétendre qu'une ouverture destructive a démontré chaque étape du cheminement de l'eau.
6. Préconisations
- reprendre le défaut d'étanchéité identifié ;
- vérifier les joints périphériques ;
- contrôler et nettoyer les évacuations ;
- effectuer un nouvel essai après travaux avant remise en état des finitions du logement inférieur.
Les recommandations sont directement reliées aux défauts observés.
7. Actions réalisées
Le rapport sépare enfin ce qui a déjà été fait :
- inspection des deux logements ;
- mesure d'humidité ;
- contrôle visuel du châssis ;
- essai d'arrosage.
Cette séparation évite qu'une recommandation soit comprise comme une réparation déjà exécutée.
Pourquoi cet exemple est lisible
Le lecteur peut suivre la chaîne :
symptôme → lieu touché → lieu d'origine présumé → test → résultat → conclusion → suite à donner
C'est cette continuité qui rend le rapport exploitable, plus que le nombre de pages ou la quantité de texte.
Consultez aussi le modèle de rapport de recherche de fuite et la checklist que doit contenir un rapport ?.